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Environnement du mRQg - Ce graphique illustre les partenaires essentiels et le domaine d’intervention général d’un programme mRQg. D’autres détails figurent dans la présentation PowerPoint située dans l’onglet « Ressources ».

mRQg

Bienvenue dans le site Web du mRQg!

Le modèle de Reconnaissance des Qualifications en génie, ou mRQg, est un processus proposé pour la création de programmes visant à aider les personnes formées en génie à l’étranger (PFGE) à obtenir un permis d’exercice du génie au Canada.

Le mRQg est basé sur un programme très réussi de reconnaissance des qualifications en génie créé à l’Université du Manitoba en 2003. Il s’inspire également des leçons tirées d’un deuxième programme mis en place en 2007 à l’Université Ryerson de l’Ontario. Ces deux programmes, qui combinent des cours et un stage de travail rémunéré, offrent aux PFGE une nouvelle voie d’accès au permis d’exercice du génie.

Tenant compte du fait que chaque organisme provincial/territorial de réglementation du génie s’est doté de ses propres processus pour aider les PFGE à obtenir un permis d’exercice, le mRQg offre la souplesse nécessaire pour s’adapter à d’importantes différences locales, tout en réalisant le but ultime d’aider les PFGE à obtenir un permis d’exercice et à faire carrière en génie au Canada.

Les besoins

Chaque année, des milliers de diplômés étrangers immigrent au Canada. Il peut s’agir d’ingénieurs chevronnés qui exerçaient cette profession dans leur pays d’origine, d’étudiants en génie, de personnes ayant récemment obtenu leur diplôme ou de personnes exerçant un emploi qui, au Canada, est considéré comme un poste de technologue ou de technicien. Quelle que soit la catégorie à laquelle elles appartiennent, bon nombre de ces PFGE arrivent au Canada en s’attendant à commencer à travailler comme ingénieurs.

Les PFGE sont souvent étonnées d’apprendre qu’elles doivent, en vertu de la loi, être inscrites auprès d’un organisme provincial/territorial de réglementation du génie afin d’exercer le génie au Canada. Elles doivent également surmonter des obstacles pour participer pleinement au marché du travail, notamment faire reconnaître leurs titres de compétences étrangers et acquérir une expérience de travail en génie en milieu canadien.

Du point de vue des employeurs canadiens, les facteurs qui influencent le niveau d’emploi des PFGE sont les capacités de communication, l’expérience pertinente préalable au Canada, et l’obtention du permis d’exercice. La question qui se pose est la suivante : comment le Canada peut-il utiliser ces importantes ressources tout en veillant au maintien complet des normes professionnelles établies?

La reconnaissance des titres de compétences étrangers (RTCE) et la reconnaissance des qualifications (RQ) sont des termes largement utilisés dans le contexte de l’évaluation des titres de compétences étrangers pour les professions réglementées et non réglementées. Les organismes canadiens de réglementation du génie ont intégré depuis de nombreuses années la RTCE et la RQ à leurs processus d’admission. Grâce à ces moyens, un grand nombre de PFGE ont obtenu un permis d’exercice – et continuent à le faire.

Cependant, la voie traditionnelle menant à la reconnaissance des qualifications en génie n’a pas toujours fonctionné de façon également optimale pour toutes les PFGE. La profession reconnaît depuis longtemps la nécessité de voies de rechange à l’obtention de la qualification. Par exemple, lors d’une réunion tenue en octobre 2002 à Halifax, des représentants des organismes provinciaux et territoriaux de réglementation du génie ont convenu à l’unanimité que « la profession devrait collaborer afin de faciliter l’intégration des personnes formées en génie à l’étranger au sein de la profession, en veillant à ce qu’elles puissent obtenir leur désignation P.Eng./ing. plus rapidement et plus facilement, sans que nous ayons à abaisser les normes d’admission ni à compromettre la sécurité du public ».1

Le soutien de la profession d’ingénieur

Le développement du projet mRQg émane d’une initiative entreprise par Ingénieurs Canada2, l’organisme national qui regroupe les associations et ordres provinciaux et territoriaux qui réglementent l’exercice du génie au Canada et qui délivrent les permis d’exercice aux ingénieurs du pays.

En 2003, Ingénieurs Canada a entrepris le projet De la considération à l’intégration, une initiative pluriannuelle comportant trois étapes et visant à favoriser l’intégration des personnes formées en génie à l’étranger au sein de la profession d’ingénieur au Canada. Les objectifs des deux premières étapes étaient les suivants :

  • comprendre le processus d’immigration et d’établissement des immigrants;
  • concevoir des procédés uniformes et transparents pour la reconnaissance des titres de compétences obtenus à l’étranger aux fins d’attribution des permis;
  • chercher à obtenir l’accord des intervenants quant à la mise en oeuvre des solutions choisies.

Le projet mRQg a été entrepris dans le cadre de l’étape de mise en œuvre (étape III) du projet De la considération à l’intégration. Les buts du projet sont de mettre en place un nouveau processus afin d’aider les PFGE à obtenir un permis d’exercice du génie sans compromettre la sécurité publique ni abaisser les normes professionnelles, et d’aider les nouveaux titulaires du permis à trouver un emploi intéressant en génie.


1 Ingénieurs Canada, De la considération à l’intégration, Rapport final de l’étape 1, p. 7.
2 Ingénieurs Canada est le nom commercial du Conseil canadien des ingénieurs